Dans À deux voix, deux grandes formes courbes semblent se répondre de part et d’autre d’un axe central. Elles évoluent dans une construction faite de superpositions, d’interruptions et de passages entre lignes droites et courbes.
Les blancs chauds, les bordeaux profonds, les bleus assourdis, les verts, les ocres et les terres cuites composent une palette dense mais contenue. Certaines formes se prolongent, d’autres s’opposent ou se font écho, donnant à la composition son rythme particulier.
Le titre introduit une référence musicale sans imposer de lecture littérale. Comme deux voix distinctes dans une même partition, les formes conservent leur autonomie tout en participant à une construction commune.
Les couches successives, les grattages et les reprises laissent apparaître les traces du travail de la matière et viennent rompre volontairement la rigueur de la géométrie.