Dans Fifty-Fifty, Sophie Dumont construit la bibliothèque comme une véritable architecture de formes. Les livres, alignés, superposés ou interrompus, organisent la surface en une succession de verticales et d’horizontales qui donnent à la composition son rythme.
La palette volontairement restreinte associe blancs cassés, gris, beige, ocre et brun à quelques valeurs plus profondes. La matière, travaillée par couches successives, raclages et reprises, vient troubler la régularité de la construction et laisse apparaître les traces du travail pictural.
À la frontière entre représentation et abstraction, Fifty-Fifty appartient à la série des Bibliothèques de Sophie Dumont tout en affirmant une géométrie particulièrement présente. Les livres restent reconnaissables, mais deviennent également lignes, volumes et surfaces.